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Pourquoi le tourisme de proximité va-t-il muter ?
Rubrique Blog 
Cette crise sanitaire va, tout simplement, transformer les habitudes, les modèles, les envies ainsi que les possibilités de voyager.




Depuis quelques années, le tourisme de proximité figure en bonne place, au rang des stratégies de développement touristique de nos territoires. Ces stratégies voient des opportunités de développement économiques, sociaux et environnementaux, auxquels le secteur du tourisme est confronté.


Cette crise sanitaire va tout simplement, transformer les habitudes, les modèles, les envies ainsi que les possibilités de voyager.

Les Français pourront-ils tout simplement voyager ? Oui, certainement. On peut d’ailleurs lire sur les tabloïds, qu’une cinquantaine de parlementaires, appellent à un tourisme « patriotique » pour cet été.

Les Français, appellent eux-mêmes, à la solidarité de voyager en France, afin de soutenir les professionnels
et de relancer l’économie touristique. 

Certaines organisations, restaurateurs, hôteliers et autres acteurs du tourisme mettent en place des actions.
Ils font également la promotion du « consommé Français » ou local.

Le tourisme de proximité, va dans un premier temps générer des flux de visiteurs locaux et inter régionaux. 

Selon plusieurs observatoires, les locaux font des déplacements de moins de 50 km. Ils partent à la journée. Ils connaissent la ville ou le territoire proche et sont aussi à l’affût des informations, des événements et des rendez-vous ! Présents sur les réseaux sociaux, ils aiment échanger leur bons plans et/ou s’abonnent aux pages web de leurs villes, par exemple.

La clientèle régionale fait des déplacements qui ne dépassent pas 250 km. Ces clients vont partir pour réaliser de courts séjours (jusqu’à 3 voire 4 nuits).
Leurs déplacements se font, en voiture, majoritairement. Cependant, les excursionnistes vont de plus en plus vers le co-voiturage ou le bus, c’est ce que l’on appelle, également, le slow tourisme ou l’utilisation des transports écologiques.

Ce qui va changer la donne, c’est que ce segment client considère, habituellement, son séjour comme additionnel, voire facultatif.
On peut néanmoins, aisément imaginer qu’après une période de confinement, les Français auront besoin de sortir !
Si dans un premier temps, les Français souhaiteront retrouver leurs proches et leurs amis, près de chez eux, ils pourront (si ce n’est pas déjà fait) prévoir « d’aller plus loin ». Et le paysage du tourisme de proximité que nous connaissons s’élargira.

D’après l’étude menée par BVA pour Les Entreprises du Voyage en 2018, 55% des Français avaient l’intention de partir pour l’été. Si le score était stable par rapport aux années précédentes, il était aussi, comme à chaque fois, légèrement sous-estimé. Le taux de départ effectif est toujours plus élevé (de 5 points environ).

Certains touristes se décident, en effet, à la dernière minute. Où allaient-ils en 2018 ? En France pour 39% d'entre eux, ou à l’étranger pour 20%.

Cet été, il est difficile de faire des prévisions. Il est douteux d’envisager que les voyages internationaux reprennent en juillet prochain.
Ce qui fait donc un taux de 60% des Français, qui consommeront sur leur territoire.

Et dans la perspective du déconfinement, les Français auront besoin de sortir et de se ressourcer, facteurs qui pourraient largement faire progresser les chiffres ! Alors, pour cet été, tourisme de proximité certes, mais aussi tourisme patriotique, solidaire et durable ?


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